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Fuerteventura : l’île rouge des Canaries

Baignant dans l’océan Atlantique, Fuerteventura est l’une des principales îles de l’archipel des Canaries. Bien qu’elle se trouve à seulement 97 km des côtes africaines et notamment du Maroc, ce bout de terre est, comme ses confrères, territoire d’Espagne. C’est un haut-lieu du tourisme que j’ai tenu absolument à découvrir après mon séjour sur l’île verte de l’archipel à savoir La Gomera. Envie de comparer ou seulement de prolonger mon séjour dans ce paradis ? A vous de le deviner …

Pourquoi la surnomme-t-on l’île Rouge ?

île Rouge

Tout simplement parce qu’au-delà de ses superbes côtes aux eaux turquoise et ses longues plages de sable blanc, l’île offre une terre aride. Les cultures s’y font donc rares ce qui explique aussi pourquoi, malgré sa taille (1 660 km²), elle ne compte qu’environ 108 000 habitants.

Quoi qu’il en soit, les établissements hôteliers y sont très nombreux et dans une certaine mesure, je pense qu’ils défigurent un peu l’aspect insulaire de l’île. Seules les parties nord-ouest et centre de Fuerteventura ont été épargnées par ces gros complexes de luxe qui attirent, chaque année, des milliers de visiteurs.

Durant votre séjour, je vous conseille d’ailleurs de les visiter pour vraiment avoir une idée complète de pourquoi on la qualifie d’île rouge. Ces lieux encore sauvages font également l’effet d’un grand bol d’air pour s’éloigner un peu de la foule touristique.

Une île de l’archipel des Canaries ?

Oui, c’est bien ce que j’ai souligné plus haut. Fuerteventura est même la deuxième plus grande île de l’archipel en termes de taille après Tenerife. A ses côtés, on retrouve Lanzarote qui est la plus occidentale des îles Canaries après Fuerteventura.

En allant vers l’est à partir de Fuerteventura, on trouve Grande Canarie, Tenerife, La Gomera, La Palma et El Hierro. Cette dernière est aussi la plus petite île de l’archipel.

Que faire à Fuerteventura ?

Même si l’intérieur de ses terres est plutôt aride et désertique, Fuerteventura compte, quand même plus de côtes bordées d’eaux turquoise que ses voisines. Elle abrite également une riche biodiversité et c’est pour cela que l’Unesco l’a qualifié de réserve de biosphère en mai 2009. Tout cela pour vous dire qu’un séjour sur l’île exclut toutes formes d’ennui. Que vous soyez plutôt branché plages et farniente ou plutôt écotourisme et randonnées ou même les deux, vous y trouverez votre bonheur.

Puerto del Rosario :

Puerto del Rosario, située sur la côte est de l’île, est la capitale de Fuerteventura. C’est là que votre avion atterrit en débarquant sur l’île et donc elle est le point de départ de toutes les visites sur l’île. Bien qu’elle en soit la capitale, cette ville n’offre que très peu d’attrait d’un point de vue touristique à part ses deux espaces naturels protégés à savoir le Paisaje Protegido do Vallebron et le Parque Rural de Betancuria.

C’est ce dernier que j’ai eu le plaisir à découvrir et je vous le recommande. Il s’agit en réalité d’un petit village pittoresque qui abrite un grand nombre de sites et monuments comme le Musée d’archéologie, l’Eglise Sainte-Marie, l’Ermitage Saint-Diègue d’Alcala et les ruines du Monastère Saint-Bonaventure.

Corralejo :

Corralejo

Située au nord de l’île de Fuerteventura, Corralejo en est sûrement la plus importante localité. Elle était, jadis, un petit village de pêcheurs qui a connu un gros boom en quelques décennies. Rapidement, elle s’est vu attribuer de grands hôtels, des centres commerciaux, des résidences de luxe, … Aujourd’hui, elle est un passage incontournable de l’île surtout qu’elle est le point de départ pour découvrir, côté terre, le Parc Naturel de Corralejo et, côté mer, l’île de Los Lobos. Tous les jours, des ferries partent de son port pour Los Lobos et Lanzarote.

En ce qui concerne le Parc naturel de Corralejo, je puis vous dire qu’une aussi vaste étendue de sable blanc, j’en ai rarement vu. C’est un petit désert de dunes blanc bordé d’eaux turquoise. Le contraste de couleur est très frappant surtout qu’à l’horizon, aucune construction ne vient entacher le paysage. Il faut dire qu’en tant que parc naturel, le site est protégé d’où cette absence d’infrastructures modernes pour le grand bonheur des amateurs de nature.

Si les locaux vous proposent de vous emmener jusqu’au lieu-dit « El Jable », ce mot se réfère à ce petit désert. Petit, certes, mais sachez qu’il est tout de même traversé par une route principale, la FV1. Si vous louez une voiture, vous pourrez donc y aller de vos propres moyens, mais tâchez de rester dans les zones circulables. Des parkings y ont été installés pour que les voitures ne souillent pas les dunes. Une fois que vous aurez laissé votre véhicule, enfourchez des chaussures de marche pour découvrir la région. Certes, vous n’en aurez pas besoin pour vous baigner, mais pour marcher sur le sable chaud et jusqu’à la Roja, un cône volcanique de couleur rouge facilement reconnaissable dans ce paysage blanc.

Pico de la Zarza :

Le pic de la Zarza ou « pic de la ronce » est le plus haut sommet de l’île. Il se trouve sur la péninsule de Jandia qui se situe dans le sud-ouest de l’île. Le pic trône à 807 m d’altitude ce qui est très bas par rapport au Teide de 3 718 m de Tenerife, qui est aussi le plus haut sommet d’Espagne, mais la vue qu’offre ce promontoire est magnifique.

Son ascension est, de ce fait, accessible à tout le monde donc il ne faut pas le rater. La vue sur 360° permet d’avoir une vision d’ensemble sur les paysages de l’île.

Les plages de Fuerteventura :

Fuerteventura abrite, à mon avis, les plus belles plages de l’archipel des Canaries. Elle en abrite plusieurs dont certaines s’étendent sur plusieurs kilomètres. Dans un prime abord, il faut savoir que les principales stations balnéaires de l’île sont :

  • Corralejo
  • Costa Calma
  • Caleta de Fuste
  • Morro del Jable
  • El Cotillo : seule cette dernière se situe sur sa côte ouest

En termes de plages, je vous recommande fortement :

  • Les plages de Corralejo dont Flag Beach situées au sein du parc naturel
  • Playa del Matorral à Morro del Jable
  • La Concha située à El Cotillo
  • Les plages de Costa Calma
  • Les plages de Caleta de Fuste
  • Risco del Paso, la plage de Sotavento

Il y en a bien sûr d’autres, mais pour ma part, ce sont celles que j’ai le plus apprécié. Les baignades sont possibles partout ainsi que divers sports nautiques. Les plus prisés sont la planche à voile, le windsurf et le kitesurf et pour cause : ces disciplines ont besoin de beaucoup de vent, or Fuerteventura autrefois « Forteventure » en français signifie qu’il y règne un vent fort et chaud.

Pour en revenir aux baignades, sachez que la température de l’eau oscille entre 18 à 23°C à longueur d’année. La température la plus fraîche est enregistrée en Février tandis que la plus chaude est enregistrée en Septembre.

L’île de Los Lobos :

île de Los Lobos

Cette petite île se trouve à seulement 2 km au Nord de Fuerteventura. Pour s’y rendre, on embarque au port de Corralejo pour une petite traversée de 15 minutes. Los Lobos a aussi été décrétée Parc Naturel et est, de ce fait, un site protégé. Pour la visiter, il suffit de suivre les sentiers qui y ont été aménagés. Il est également possible de se baigner dans ses eaux turquoise, mais prenez soin de ne pas polluer ce petit paradis.

Visiter les plantations d’aloe vera :

L’aloe vera est connu pour ses grandes vertus dans les produits cosmétiques. Savez-vous toutefois qu’il s’agit d’une espèce de cactus qui pousse sur ce territoire aride de Fuerteventura ? Vu la taille de l’île, il vous sera facile de repérer des champs d’aloe vera depuis le pic de Zarza. Sur l’île, les pieds d’aloe vera sont parfaitement alignés ce qui confère, à ces plantes épineuses, une jolie harmonie.

Et si vous souhaitez ramener quelques produits de soin à base de ce précieux produit chez vous, sachez qu’on trouve, près des champs, de nombreux points de vente proposant des savons, des crèmes, des shampooings, …

D’autres sites à découvrir :

Pour ceux qui disposent d’un plus long séjour, pensez également à visiter les sites suivants :

  • Le Mirador Morro Velosa qui trône à 650 m d’altitude, mais offre également une vue panoramique sur la plaine de l’île
  • La Oliva : il s’agit d’une localité abritant un grand nombre de moulins à vent et de cônes volcaniques
  • Antigua : cette ville se démarque également pour ses moulins à vent qui, grâce à leur mouvement perpétuel, broient le blé pour produire de la farine
  • Cueva del Llano : il s’agit d’une grotte souterraine longue de 600 m que l’activité volcanique a jadis conçu d’elle-même
  • Puna Jundia : cette pinte se situe sur la péninsule de Jandia où se situe le phare de même nom
  • Les Cuevas de Ajuy : ce sont de grottes situées à l’ouest de l’île et dont certaines peuvent être visitées.

 

 

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